Sur la table des libraires, côte à côte, deux romans de l’Américaine Claire Messud, installée à Boston. En Folio, d’abord, La Fille qui brûle, histoire d’une amitié malmenée à l’âge où l’on sort de la tendre enfance – avec son aura d’innocence – pour plonger dans les brumes de l’adolescence, avec son cortège de désillusions. Julia Robinson, la narratrice de 11 ans, nous raconte l’été enchanté qu’elle a vécu au cœur du Massachusetts en compagnie de Cassie Burns, son âme sœur, son amie la plus fidèle. Les deux filles – mêmes yeux d’azur, même goût pour l’aventure – vont passer une partie des grandes vacances sous le signe du merveilleux en explorant des sentiers mystérieux aux abords de leur ville avec, pour repaire, un ancien asile psychiatrique désaffecté, une sorte de maison hantée, «un monstre presque humain» qui, en pleine forêt, sera le théâtre de leurs aventures imaginaires, comme dans les contes gothiques.

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