pop-World

Clandestino, par Manu Chao

C’est la grosse histoire de 1998. Un ancien chanteur de fête foraine (La Mano Negra), alternatif en short, dont les concerts se terminaient invariablement en pugilat; fils de communiste espagnol installé en France et qui aurait voulu dériver à jamais sur un paquebot errant dans les mers sud-américaines, Manu Chao devient cette année-là une des plus grosses stars mondiales. Tout cela pour avoir perdu tous les enregistrements de son premier album solo techno. Trois millions de disques vendus pour une œuvre qui avait au fond tout compris, avant les autres, de l’esprit du temps. Clandestino est un disque altermondialiste, fait de briques technologiques et de brocs artisanaux, une sorte de révolution latine en petits couplets trafiqués. Le lap-top et la guitare, comme seuls outils de résistance.

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