Ce disque est exemplaire, tant sur le plan de l'interprétation que de la prise de son. Nima Ben David joue deux suites de François Couperin à couper le souffle. Elle est accompagnée par une seconde basse de viole chiffrée, qui assure le continuo. A la noblesse de ton et la mélancolie rentrée de Couperin s'oppose le tempérament sanguin de Forqueray. Danses rustiques, traits à l'arraché: ce discours dégage une âpreté mordante.