Heinrich Schütz. Opus ultimum (Schwanengesang). (Harmonia Mundi/Musikvertrieb)

La revue Gramophone se demande si ce Chant du cygne ne serait pas la plus belle œuvre écrite par un octogénaire. Si l'on oublie Strauss et Verdi, c'est sans doute vrai. Austère, oui, cette traduction de l'immense Psaume 119; mais l'écriture à double chœur joue sur les lumières et les ombres, révèle chaque nuance du texte sacré et remplit l'espace d'une inaltérable ferveur. Ce qu'ont bien compris Philippe Herreweghe et son Collegium Vocale de Gand, plus que jamais impliqués dans l'éloquence et l'intériorité. Le Concerto Palatino ajoute les moirures de ses cuivres.