Ludwig van Beethoven. Concertos pour piano N° 1 et 5. (Naïve/Musikvertrieb)

Face à une discographie pléthorique, François-Frédéric Guy et Philippe Jordan entament une intégrale qui s'annonce prometteuse. Lepianiste français allie à la fois rigueur et spontanéité du geste. Il fait saillir l'architecture beethovénienne, marque les ruptures, tout en déployant un lyrisme souple et naturel (très beau mouvement lent du 1er Concerto). Moins hiératique que d'autres dans L'Empereur, optant pour un jeu nuancé, il en dessine les splendides contours, épaulé par un Orchestre philharmonique de Radio France leste, robuste, coloré. Le chef suisse enchante par la clarté de sa pensée, en dépit de crescendi et diminuendi parfois abusifs.