CLASSIQUE

Othmar Schoeck. Les trois sonates pour violon. Simone Zgraggen, violon; Ulrich Koella, piano (Claves/Espace 2)

Romantisme pas mort, en ce premier tiers du XXe siècle, où le compositeur suisse cultive avec délices la nostalgie des longues mélodies rêveuses, des climats crépusculaires et du lyrisme intime. Après une première Sonate qui reste dans la mouvance de Brahms, mais n'en est pas moins agréable à découvrir, Schoeck se laisse inspirer par Stefi Geyer, violoniste hongroise qui séduisit aussi Bartók. Passe alors plutôt l'ombre de Reger, le maître côtoyé à Leipzig: le tissu se fait plus dense, la trame harmonique plus aventureuse, mais le violon ne cesse de chanter éperdument. Les interprètes aiment cette musique, et nous la font aimer.