Le lyrisme à l'état pur. Pris sur le vif lors de deux concerts donnés en 1971 et 1967, ces deux concertos outrageusement rabâchés (le N°1 de Saint-Saëns et celui de Dvorák) se parent de couleurs inouïes sous l'archet prodigieux de Jacqueline Du Pré. Malgré une prise de son qui trahit quelque peu son âge, difficile de trouver une interprétation plus passionnelle de l'op.104 de Dvorák, dans lequel chef (Celibidache), orchestre (Swedish Radio Symph.) et soliste dialoguent sur la corde raide, des sanglots dans la voix.