Les Cahiers de L’Herne placent leur sujet sous une lentille prismatique qui renvoie mille et une facettes d’un artiste. C’est au tour de Colette d’être cernée, fouillée, auscultée, défendue, réenchantée aussi, par des professeurs, des spécialistes et des artistes. Surgissent un portrait fourmillant et d’émouvantes (re)découvertes, textes inédits; lettres de la mère de Colette à Juliette, demi-sœur de celle-ci où elle évoque la vie parisienne de Colette alors jeune mariée, ou ce récit très vivant de l’aventure de Colette en parfumeuse éphémère. Il en ressort une énergie, une liberté étonnante et presque sauvage. Et le personnage de Colette, comme l’écrivent Gérard Bonal et Frédéric Maget qui dirigent ce numéro 97 des Cahiers de L’Herne, s’avère «plus riche, plus profond, plus complexe, plus violemment humain – ou inhumain».