Dans le collimateur d’Al-Qaida

En 2013, Al-Qaida dans la péninsule Arabique publie dans son magazine en ligne Inspire une liste de personnes à abattre «pour crimes contre l’islam». Le sous-titre: «A bullet a day keeps the infidel away.» En français: «Une balle par jour tient les infidèles à distance.»

L’hétérogénéité de cette liste est frappante et en dit long sur l’extrême confusion des esprits de ceux qui s’y réfèrent. Y figurait Stéphane Charbonnier, dit Charb, directeur de Charlie Hebdo. Coupable, selon les islamistes, d’avoir publié nombre de dessins ridiculisant le Prophète.

Voici les autres:

Geert Wilders. Un politicien néerlandais, fondateur du Parti pour la liberté, une formation d’extrême droite. Connu pour ses positions islamophobes extrêmes.

Ayaan Hirsi Ali. Militante contre l’excision d’origine somalienne et ancienne parlementaire néerlandaise. Auteur d’un livre intitulé Insoumise.

Morris Sadek. Avocat et activiste copte égyptien. Il aurait contribué à diffuser la vidéo islamophobe Innocence of Muslims dans le monde arabe.

Carsten Juste et Flemming Rose. Respectivement ancien rédacteur en chef et responsable de la section culturelle du grand quotidien conservateur danois Jyllands-Posten, à l’origine des caricatures de Mahomet.

Kurt Westergaard. Dessinateur danois, auteur d’une image de Mahomet coiffé d’un turban en forme de bombe.

Lars Vilks. Artiste suédois, auteur en 2007 d’un dessin représentant Mahomet en chien.

Molly Norris. Dessinatrice américaine. En 2010, elle lance une journée dédiée à la liberté d’expression intitulée «Everybody Draw Mohammed Day».

Terry Jones. Pasteur américain, chrétien fondamentaliste. En 2010, il brûle des Corans à l’occasion du 9e anniversaire des attentats du 11 septembre.

Salman Rushdie. Ecrivain britannique. En 1988, il publie les Versets sataniques et l’ayatollah Khomeiny réclame sa mise à mort. En 1999, l’Iran annonce que la fatwa est levée.