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Séries TV

Columbo, un modèle de journaliste

Après la disparition de Peter Falk, hommage à un personnage qui inspirera toujours, même dans la corporation médiatique

Madame Columbo est veuve, et les fidèles de l’inspecteur, un peu orphelins. La disparition , jeudi 23, de Peter Falk a rappelé l’affection que l’on pouvait nourrir à l’égard de ce personnage, au long des 69 téléfilms qui l’auront mis en scène. D’une certaine manière, Columbo était toujours là, à la faveur de ces rediffusions constantes, de TF1 à la TSR. On l’oubliait peut-être, mais l’enquêteur répondait présent, comme un vieux camarade disponible, sans cesse à tournoyer dans son imper.

Un modèle, même. Par exemple, pour les journalistes. La figure même de Columbo remplace aisément quelques cours professionnels. Cette posture de benêt camoufleur; de dadais apparent, pas dupe pour autant des mensonges et des tactiques de l’interlocuteur; cette manière de donner l’impression de tourner autour du pot, alors qu’on aborde en réalité le point précis qui nous intéresse: l’inspecteur faisait un excellent flic, il aurait été un brillant journaleux d’investigation. La procédure Columbo, qui repose sur quelques détails initiaux et cruciaux, puis qui se déploie en circonvolutions autour de ce doute fondamental par rapport à la version officielle du meurtre, pourrait tout aussi bien s’appliquer face à quelques interlocuteurs retors. Il s’y ajoute une attention presque maladive aux détails, un trait de personnalité dont Peter Falk écrivait dans ses Mémoires ( Juste une dernière chose… , Ed. Michel Lafon) qu’il venait de sa propre psyché, lui qui vérifiait chaque détail pratique avant toute manœuvre. Même la fameuse, et hypothétique, épouse a valeur d’outil rhétorique, pour une question pertinente. Vrai, Madame Columbo est veuve. Mais nous ne l’oublierons pas, l’homme au cigare.

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