Spectacle

La Comédie se projette en beauté dans le futur

Alain Platel, Christiane Jatahy, Pascal Rambert marqueront l’ultime saison de la grande maison genevoise au boulevard des Philosophes. A la tête de l’institution, Natacha Koutchoumov et Denis Maillefer concrétisent leurs ambitions

Ceux qui les aiment prendront le train. Le Léman Express, évidemment, ce train qui reliera Genève à Annemasse. La station est toute désignée: c’est la gare des Eaux-Vives. Le parvis des fraternités tout désigné: c’est celui de la Nouvelle Comédie, qui ouvrira au mois de septembre 2020. Avant de se presser dans la rame ou de filer à bicyclette vers la future nef, il faut humer encore le parfum de la Comédie du boulevard des Philosophes. Dix mois pour ne rien regretter, dix mois pour battre les cartes du temps, du conditionnel au futur des saltimbanques.

Sur leurs chaises de chef de gare, plantées dans l’un des studios de la Comédie actuelle, Natacha Koutchoumov et Denis Maillefer ont des airs d’aiguilleurs fraternels. Ils présentaient mercredi à la presse leur dernière saison dans ces murs aux mille murmures: dix-huit spectacles et des artistes qui changent la vie d’un spectateur, le chorégraphe belge Alain Platel, la cinéaste brésilienne Christiane Jatahy, l’ogre des larmes Pippo Delbono. Bouquet d’adieu, dites-vous? Bouquet de premier rendez-vous plutôt, celui qui promet des lendemains qui tournent les têtes.