Le Musée cantonal des beaux-arts de Lausanne va donc avoir une seconde vie. Et pour la lui offrir, c'est la solution la plus radicale qui a prévalu. Puisque le Conseil d'Etat a décidé de suivre les recommandations de la commission qu'il avait mandatée pour étude. Laquelle lui propose de s'investir dans l'aventure de la construction d'un nouveau musée, et ceci dans un site privilégié, encore peu évoqué jusqu'ici.

La nouvelle d'une pareille prise de risques est réjouissante, surtout dans nos contrées, où les initiatives publiques préfèrent généralement se couler dans le sommeil du juste. Souvent par crainte des réactions des contribuables et électeurs. L'astuce des autorités publiques dans l'entreprise qui s'amorce est de faire comprendre au secteur privé qu'il doit s'engager. C'est d'ailleurs pour répondre aux attentes des fondations artistiques, donateurs et dépositaires potentiels de collections, mais aussi des milieux économiques, que ce projet a été lancé, pour une bonne part. A eux donc de soutenir ce qu'ils appellent de leurs vœux.

L'annonce de la construction de ce nouveau musée, subséquemment, comporte un autre effet bénéfique. On sait qu'un nouveau directeur du Musée des beaux-arts doit être nommé, suite à la démission inopinée de Jörg Zutter, début juillet. Les consultations pour le poste sont en cours. Et l'on craignait de voir le directeur être nommé avant que l'option muséale soit définie. Heureusement! on n'a pas mis la charrue avant les bœufs. La clarification par rapport au musée va permettre de mieux définir le profil du candidat. Car il est clair qu'il doit être impliqué dans les projets à naître. Et le plus tôt sera le mieux.