Le New York Times lui consacre un hommage où l’on peut lire: «Son œuvre était considérée comme difficile.» Une manière de dire qu’Elliott Carter, très éloigné de la modernité aimable des compositeurs américains façon Copland, Bernstein ou Schuman, était le tenant d’une musique contemporaine sans concession. Protégé de Charles Ives, habitué des prix et des commandes, Elliott Carter était particulièrement apprécié à Genève, où la maison d’édition Contrechamps (sous la plume de Max Noubel) lui consacra un ouvrage qui popularisa sa pensée musicale: «Elliott Carter ou le temps fertile».

Au sujet de sa trajectoire musicale, le «New York Times» rappelle cette citation d’Elliott Carter: «Lorsque j’étais jeune homme, je fus le défenseur de cette idée populiste d’écrire pour le public. J’ai appris alors que le public n’y attache aucune importance. C’est pourquoi j’ai depuis décidé d’écrire pour moi-même. A partir de cette date, le public a été intéressé.»