Le général de Gaulle citait Les Vacances de la comtesse de Ségur pour évoquer la nostalgie parfaite en littérature. François Mitterrand lisait ses livres le soir à sa fille Mazarine. Beaucoup d’entre nous ont encore en mémoire l’un ou l’autre de ses titres, Les Malheurs de Sophie, Les Mémoires d’un âne ou Le Général Dourakine. Des histoires pour enfants, mais pas seulement. Près de cent cinquante ans après sa mort, la comtesse de Ségur, née Sophie Rostopchine à Saint-Pétersbourg en 1799, a encore bien des choses à nous dire.