piano et orchestre

Concerto pour piano n° 1, par Tchaïkovski

Ce n’est pas une filiation en tant que telle; parlons plutôt de lien fraternel. Après tout, Claudio Abbado est plus âgé qu’Ivo Pogorelich. L’Italien est l’une des seules baguettes avec qui le pianiste croate ait travaillé de manière satisfaisante. «C’est le plus modeste des chefs d’orchestre, aime-t-il à dire, il sait écouter.» A n’en pas douter: il faut entendre Abbado se plier tant bien que mal aux fantaisies de Pogorelich dans le ­Concerto n° 2 de Chopin. Le Tchaïkovski enregistré ici est d’une facture plus stable, et le London Symphony Orchestra rend à merveille l’ampleur rutilante de la partition, sans pour autant sombrer dans la complaisance et le grandiloquent. Un exploit.

Publicité