piano

Concertos 23 &26, Mozart

Le maître de Martha Argerich, assurément. Si la pianiste argentine a rencontré une telle reconnaissance, c’est qu’elle a trouvé en Friedrich Gulda un répondant technique et artistique à un moment décisif de sa carrière. Lui aussi excentrique au possible, le pianiste autrichien a toujours aimé se positionner en marginal vis-à-vis de l’establishment musical classique, prétendant n’aimer, au fond, que le jazz et l’improvisation. On en a parfois oublié combien Gulda est un musicien visionnaire. Il faut l’écouter, jeune homme, nettoyer Chopin de toute ­affectation superflue. Sur cet enregistrement réalisé avec Nikolaus Harnoncourt et l’Orchestre du Concertgebouw, il joue Mozart avec une insolence raffinée.

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