Il y a trois façons de suivre le Festival international de musique de Lucerne. La première consiste a enchaîner les concerts. Dans ce cas, le spectateur commencera son marathon ce soir avec Fabio Luisi dirigeant l'OSR, et le terminera le 16 septembre avec la «Symphonie no 8» de Bruckner, interprétée par le Wiener Philarmoniker, sous la direction de Zubin Metha. Il aura passé par tous les styles programmés par le festival, des trois soirées dirigées par Pierre Boulez, les 19, 20 et 21 août à la «Dance du singe» balinaise le 24, en passant par le récital de Ian Bostridge le 31 et le concert de Christophe Rousset, le 5 septembre.

Malheureusement, le nombre pléthorique de manifestations au programme oblige le plus souvent le mélomane à faire des choix. La deuxième méthode demande donc plus d'attention et passe par l'étude thématique des concerts. On peut ainsi, selon ses goûts, se limiter aux concerts de musique symphonique, à la musique contemporaine ou encore aux soirées commémorant le 250e anniversaire de la mort de Jean-Sébastien Bach. La classification des concerts par séries permet un choix rapide.

La troisième méthode enfin, plus réflexive qu'intuitive, assaisonne le tout d'une bonne dose de réflexion, via le Symposium organisé les 25 et 26 août en collaboration avec le Gottlieb Duttweiler Institut. Le petit cahier vert qui accompagne le programme du festival propose en effet de quoi occuper sa matière grise entre deux concerts. Le vendredi 25, consacré aux effets de la globalisation sur la société, l'économie et la politique, réunira des conférenciers comme Pascal Couchepin, David de Pury, ou Anthony Giddens, directeur de la London School of Economics and Political Sciences, tandis que Peter Sloterdijk notamment prendra la parole durant la journée du samedi, dédiée à la philosophie et à l'art.

T. C.

Renseignements sur le «Symposium»: 01/7246267 ou 7246266 ou par e-mail à l'adresse congress.organisation@gdi.ch