On l’aura compris, les élections fédérales 2019 ne sont pas tout à fait comme les autres. Un enjeu est venu bouleverser le train-train de la compétition politique. Un enjeu, ou plutôt une déferlante, puisqu’il s’agit d’une vague, verte en l’occurrence, celle de l’impératif écologique, fruit d’une prise de conscience collective qu’il y a urgence à agir devant la catastrophe annoncée du dérèglement climatique.

Tous les partis (sauf un) se sont empressés de s’y rallier, probablement autant par calcul que par conviction, selon les spécificités de chacun, sauf bien sûr ceux qui en avaient fait depuis longtemps leur principale raison d’être. C’est donc une poussée générale, qui est a priori de nature à rapprocher les électeurs de leurs élus. Va-t-elle alors réussir à combler le fossé qui s’est creusé entre eux? La démocratie sera-t-elle sauvée par la cause écologique, au moins à titre provisoire?