En Allemagne, pour donner ses organes en cas de décès, il faudra l’avoir voulu. Ce jeudi, lors d’un vote intense au Bundestag, les députés allemands ont confirmé ce principe du consentement explicite, déjà en vigueur. Un don d’organe post mortem n’est possible que si le défunt a activement spécifié de son vivant, par oral ou par écrit, y être favorable. En absence d’information, les proches sont appelés à prendre une décision.

A l’issue de deux heures de débat, les députés ont ainsi infligé un douloureux revers au ministre de la Santé. Le jeune chrétien-démocrate Jens Spahn (CDU) militait pour un changement de paradigme afin d’augmenter le nombre de donneurs, tombé au plus bas ces dernières années. Il proposait d’instaurer le principe du consentement présumé, selon lequel chaque citoyen est présumé donneur à moins de s’y être opposé de son vivant. Actuellement, 22 pays européens ont adopté ce système. A l’étude aussi en Suisse, il est soutenu par le Conseil fédéral.