Il a fait frémir bien des enfants, le cor d’harmonie. Sa sonorité sombre et chaude incarnant le loup qu’attrape finalement Pierre dans le célèbre conte musical de Sergueï Prokofiev. Associé au monde des chevaliers, de la chasse à cour, des champs de bataille et des Alpes suisses selon ses versions, ce cuivre enroulé sur lui-même véhicule une image plutôt désuète liée à la méconnaissance de son champ musical. «En réalité, il est très présent dans la musique contemporaine et a pleinement sa place au sein des orchestres classiques, mais aussi en soliste ou dans les harmonies», assure Yascha Israelievitch, en charge de la communication du premier congrès des cornistes de Suisse romande qui a lieu ce week-end à Neuchâtel et à La Chaux-de-Fonds.