Cinquante-huit volumes, 75 000 articles et 37 378 pages pour enclore le savoir du monde. L’Encyclopédie d’Yverdon, publiée entre 1770 et 1780, inscrit la petite cité dans l’Europe des Lumières. Ce projet titanesque est l’œuvre d’un ancien moine napolitain: Fortunato Bartolomeo De Felice (1723-1789). Installée pour un temps à Treycovagnes, près d’Yverdon, Corinne Desarzens a écrit l’histoire de cet homme dans un roman électrique et endiablé. On y croise la momie de Voltaire, un Casanova prêt à tout pour échapper à l’ennui, ou le savant bernois Albrecht von Haller, dernier génie universel. En voiture, et fouette cocher!

Lire aussi: Encyclopédie d’Yverdon. Une concurrente vaudoise de l’Encyclopédie de Diderot