La Ballade de la mer salée. Hugo Pratt. Casterman, réédition grand format, 172 p. Env. 95 fr.

Corto Maltese a eu 40 ans cette année ou 130 ans à choix. L'aventurier romantique et désabusé est né, selon son créateur Hugo Pratt, en 1877 à Malte, et il a surgi

des crayons du grand dessinateur italien en 1967, dans la revue transalpine Sgt Kirk. Quoi qu'il en soit, il est immortel et a marqué l'histoire de la bande dessinée. Pour l'occasion, Casterman a réédité la première aventure de l'élégant marin, La Ballade de la mer salée, au grand format des planches, photogravées à neuf, à partir des originaux de Pratt (né, lui, en 1927, encore un anniversaire). Et dans le noir et blanc d'origine. Le résultat est superbe, et le livre est complété par une préface et un commentaire éclairant du professeur vénitien Gianni Brunoro.

Revendiquant la «dose d'insouciance» et l'«élégance inimitable» du marin pirate et gentleman d'honneur à la fois, Swatch s'associe à son anniversaire en sortant deux montres à son effigie: un modèle Corto avec un portrait en couleurs (70 fr.) et un modèle noir et blanc à tirage limité, 19° South, 169° West (100 fr.). Des coordonnées géographiques qui renvoient dans la mer de Corail, à la pointe sud de l'archipel des Vanuatu, mais qui correspondent, dans la «réalité» de la fiction, à l'île d'Escondida, le repaire secret du Moine pour qui travaillaient Corto et Raspoutine.