Dans le funiculaire d’Emosson, l’un des plus raides au monde dit-on, qui surgit comme une chute d’airain, on songe déjà à cette phrase de Marcel Duchamp: «Ce sont les regardeurs qui font les tableaux.» Au sommet, entre les fondues, les villages de branches et les petits trains rouges qui mènent au barrage, on a posé une scène; elle semble assiégée par les brumes ascensionnelles. Cosmo Jazz, ce dimanche, ressemble à ce pour quoi il a été établi: confronter le murmure intérieur à la rage du vivant.