Ces deux Zurichois frappent partout où ils passent, en Suisse, en France ou en Allemagne. Le premier danse, ou se cabre, animal de scène aux yeux mélancoliques. Le second fait tourner des vinyles sur des pick-up de grand-mère. L'amitié est leur secret. L'amour du jeu leur ressort, une manière de monter et de démonter à vue des paysages en carton ou en fines planches, style Ikea. Dans Öper öpis, en novembre au Théâtre de Vidy, ils entraînaient six danseurs-acrobates sur un plateau ivre. Jeu de poids et de forme à la croisée du cirque et des arts plastiques. Un bonheur de chenapan.