Palo Alto, capitale de la Silicon Valley, en Californie. L’empire des nouvelles technologies domine le monde à coups de surveillance ciblée et de frappes algorithmiques. Et comme tous les empires, il a ses tyrans, ses martyrs, ses intrigants et ses élites déchues. C’est dans ce vivier dramatique, où les fortunes se font et s’écroulent plus vite qu’il ne faut de temps aux écrivains pour les raconter, que Loïc Hecht a posé les filets de son premier roman.

Né en 1984, «le même jour que le premier Macintosh», ce jeune auteur français est d’abord journaliste, «explorateur des marges cybernétiques» et observateur critique des effets de l’emprise digitale sur nos vies. Dans Le Syndrome de Palo Alto, ce travail de vigie alimente un tableau générationnel, souvent vertigineux, qui brasse sans complexe ce que l’époque actuelle et ses perspectives d’avenir charrient de plus cynique, addictif et liberticide. Et de plus radical, par les répulsions qu’elle suscite.