Pour des raisons éthiques, le Musée de l’Homme n’expose plus de restes humains appartenant à de personnes identifiées, comme ce fut le cas pour Saartjie Baartman, surnommée la Vénus hottentote. Le squelette et un moulage du corps de cette femme née en Afrique du Sud et exhibée en Europe au XIXe siècle ont été présentés au public jusqu’en 1974. Il y a toutefois une exception à la nouvelle règle: le crâne de René Descartes, visible au centre d’une vitrine illustrant le rapport de l’homme occidental à la nature – un emplacement de choix pour le philosophe auteur du Discours de la méthode qui pensait l’animal comme une machine. Ce crâne a circulé clandestinement en Suède pendant plus d’un siècle et demi avant d’être remis en 1821 à l’anatomiste français Georges Cuvier, qui en a fait don à la collection du Jardin des plantes. Il est couvert des signatures de diverses personnalités l’ayant possédé ou au moins soupesé. Le reste de la dépouille du philosophe est inhumé à l’église de Saint-Germain-des-Prés.

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