La fin du libéralisme?

De la créativité en temps de crise

On dit de l’art qu’il réfléchit sur l’état du monde, qu’il permet de mieux l’appréhender. Petit voyage subjectif sur les traces d’artistes qu’inspirent les économies qui dévissent, le climat qui se dérègle, les régimes politiques qui défaillent

Le 9 novembre 1989, la chute du mur de Berlin signe la défaite du communisme. Ne reste que le libéralisme triomphant. Trente ans plus tard, celui-ci fait face à une crise existentielle qui se manifeste par les inégalités, les populismes et le défi climatique. Peut-on sauver le libéralisme?

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Cinéma: nouvelle vague pour pays en faillite

Durant les années 1960, le cinéma latino était pour le spectateur occidental essentiellement brésilien. Dans la foulée de la Nouvelle Vague française, le Cinema Novo imposait sur la scène internationale une nouvelle génération de réalisateurs qui, à la suite du coup d’Etat militaire de 1964, seront les figures de proue d’un mouvement de résistance intellectuelle. Comme par un effet de miroir, un nuevo cine argentin, fruit notamment de la création en 1957 d’un Institut national du cinéma, commence en parallèle à émerger, avant qu’une crise politique puis une succession de dictatures n’anéantissent la liberté d’expression des artistes. En 1977, record négatif, seulement 15 longs métrages seront produits en Argentine. Si leur nombre augmentera les années suivantes, les quelques cinéastes intéressants qui émergeront ne parviendront guère, étouffés par la censure, à réellement s’exprimer.

Sur le film «El Clan», de Pablo Trapero: Le clan des kidnappeurs