Les romans de David Vann sont comme des volcans en activité. Enfoui dans les profondeurs de la croûte humaine, le magma des tragédies familiales et dysfonctionnements relationnels remonte lentement à la surface, jusqu’à la soudaine explosion, éruption de colère, de rage, d’incompréhension, d’injustice et de désespoir. Une fois le cataclysme émotionnel refroidi, l’amour tente de refleurir, là où c’est possible.

Pour le dixième livre de l’écrivain natif d’Alaska, on quitte pour la première fois les Etats-Unis, direction l’Asie et l’île de Komodo en Indonésie. Et sans mauvais jeu de mots, ce dernier roman est moins un volcan qu’un dragon, tant le personnage principal crache rapidement son feu et son venin.