Le capitalisme vert va-t-il sauver la planète? Ou la couleur verte n’est-elle ici qu’une tenue de camouflage pour des pratiques qui ne changent pas? La vigilance est de mise car, face à l’enjeu, bien réel, de la protection de l’environnement, les fausses bonnes idées qui nous arrivent de l’écologie marchande fleurissent, promues par un marketing plus ou moins habile, qui va jusqu’à vouloir nous vendre une voiture (électrique bien sûr) pour que la terre se porte mieux.

C’est une tâche titanesque que s’est assignée Hélène Tordjman: grâce à une connaissance encyclopédique du sujet, l’économiste, enseignante à l’Université Sorbonne Paris Nord, propose une vision d’ensemble, précise et engagée. Son livre est placé sous les auspices de Victor Hugo, qui écrivait dans ses Carnets, en 1870 déjà: «C’est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain n’écoute pas.»