Il y a deux ans, le Festival de Cannes avait été marqué par une quasi-renaissance. Celle de Spike Lee, cinéaste majeur de la fin du XXe siècle à la filmographie depuis erratique. Avec BlacKkKlansman, ou comment un policier noir réussissait dans les années 1970 à infiltrer le Ku Klux Klan, l’auteur du toujours aussi puissant Do the Right Thing (1989) signait une irrésistible comédie policière qui, au-delà de son ancrage historique, était aussi un virulent pamphlet contre l’administration Trump.