Jean-Loup Dabadie immortel, écrivait notre journal en 2008 – c’était pour accompagner son entrée à l’Académie française, bien sûr. Dabadie, tout comme les autres, a fini par s’en aller, ce dimanche, à l’hôpital de la Salpêtrière de Paris. Il avait 81 ans.

Ce fut d’ailleurs son «moment de gloire personnelle, le 10 avril 2008, quand il fut élu à l’Académie française, près de vingt ans après avoir essuyé un échec, raconte Le Monde. Son admission marqua une date pour la vénérable institution qui, pour la première fois, admettait un saltimbanque en son sein. L’écrivain et critique Frédéric Vitoux, qui prononça le discours de réception, nota à son propos que «ce n’est pas un fauteuil qu’il aurait dû occuper, mais quatre ou cinq, ceux de scénariste, de parolier, d’auteur de sketches, de romancier, de dialoguiste…». C’est d’ailleurs lui, Frédéric Vitoux, qui hier matin a informé du décès de son collègue et ami Le Figaro, premier à donner la nouvelle.