Scène

Danse et théâtre, les spectacles qui ont enchanté nos critiques en 2012

Arpenteurs de salles obscures, Marie-Pierre Genecand et Alexandre Demidoff ont choisi chacun dix pièces jalons pour 2012

Les choixde Marie-Pierre Genecand

Thomas Ostermeier Un Ennemi du peuple, Festival d’Avignon.

La fiction au service du réel.

Nicolas Bouchaud, La Loi du marcheur, Théâtre Saint-Gervais, Genève. Quand un grand comédien marche dans les pas de Serge Daney.

Pierre Guillois, Le Gros, la vache et le mainate, Théâtre du Jorat, Mézières. Le meilleur du rire en musique.

Perrine Valli, Si dans cette chambre un ami attend, adc, Genève.

Exploration dansée de l’éternel besoin de consolation de la poétesse Emily Dickinson. Envoûtant.

Laurence Vielle, Sainte dans l’incendie, Théâtre Vidy-Lausanne. Laurence Vielle joue un texte de feu de Laurent Fréchuret.

François Gremaud, Re, Nuithonie, Fribourg, Vidy, Lausanne. La maladresse faite art.

Dorian Rossel, Cosmos, Forum Meyrin, La Bâtie, Genève, Vidy-Lausanne. Des chercheurs remontent à l’origine du monde et inventent un possible poétique.

Marie-Christine Epiney, Le Gardien, Théâtre du Grütli, Genève. Jacques Probst, Mathieu Delmonté et Fred Landenberg dans un terrible jeu de devinettes orchestré par Pinter.

L’Avantage du doute, Tout ce qui nous reste de la révolution, c’est Simon, Théâtre Saint-Gervais, Genève. Trois jeunes femmes questionnent un ex-mao sur les vérités et fantasmes de mai 68.

Pieter de Buysser, Book burning, Festival Belluard, Fribourg.

Balade à travers des paysages miniatures au pays de la mémoire brûlée. Fascinant.

Les choix d’Alexandre Demidoff

Luc Bondy, Le Retour, Théâtre de l’Odéon, Paris. Le metteur en scène projette d’immenses acteurs dans la pièce traquenard d’Harold Pinter. Bruno Ganz est bestial.

Sophie Calle, Rachel, Monique,

en juillet, au Festival d’Avignon. L’artiste lit chaque jour des pages du journal de sa mère. Ou quand l’amour est un dispositif.

Christoph Marthaler, Meine faire Dame, ein Sprachlabor, en juillet à Avignon. L’artiste suisse détourne My Fair Lady, pour une parodie en chansons déchirante.

Martin Zimmermann et Dimitri de Perrot, Hans was Heiri, en janvier, au Théâtre de Vidy. Six danseurs-acrobates lévitent, captifs d’une roue comme des hamsters.

Aurélien Bory, Plexus, en décembre à Vidy. Le chorégraphe plasticien signe avec la danseuse japonaise Kaori Ito une toile de maître renversante.

Noemi Lapzeson, Amours baroques,

en mai au BFM à Genève. La chorégraphe fête les ombres avec Monteverdi.

Sylvie Guillem, Bye de Mats Ek, en avril au BFM. La grâce et l’ironie d’une étoile.

Aurélia Thiérrée, Murmures des murs, en décembre au Théâtre de Carouge. Le surréalisme reverdit.

Yann Reuzeau, Chute d’une nation, en novembre au Poche de Genève. Une campagne électorale racontée en quatre épisodes. L’efficacité de la sitcom et l’ombre de Shakespeare.

Kati Pikkarainen et Victor Cathala, Pour le meilleur et pour le pire, en juin, à Vidy. Un couple et une Simca sous chapiteau. La passion est un pot d’échappement.

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