Il rêvait d'un feu d'artifice en guise d'adieu. Après sept ans de prospection aux quatre coins du globe et au service de La Bâtie, Claude Ratzé tire sa révérence. Il signe pour cet ultime chapitre un programme qui devrait réjouir l'amateur et attirer un public bien au-delà de Genève. «Je n'ai pas voulu de programme en forme de bilan, explique celui qui est aussi patron de l'Association pour la danse contemporaine à Genève. J'ai préféré mettre l'accent sur le grand oublié de notre art: le danseur lui-même.»

Six spectacles sont ainsi à l'affiche. Le projet le plus singulier porte le nom de Huit sur 8. Son concept? Huit danseurs suisses ont choisi chacun un chorégraphe qui les guide sur les pistes de la création. Ces solos se succéderont dès le 31 août et jusqu'à la fin du festival au Théâtre du Grütli. Autre approche singulière, celle du danseur lausannois Jean-Marc Heim. Celui-ci a demandé à six chorégraphes internationaux de concevoir une courte séquence autour du thème de l'homme vide. Jean-Marc Heim a cousu ces morceaux pour une création titrée précisément Un Homme vide, du 11 au 13 septembre à l'Alhambra. Signalons encore, dans un tout autre genre, la présence du Français Boris Charmatz, chorégraphe du souffle et du cru. Cet habitué de La Bâtie ouvrira le 30 août le festival avec Con forts fleuve, spectacle qui promet de diviser le public du Bâtiment des Forces Motrices. Un roi, enfin, pour clôturer cette édition: l'Américain Bill T. Jones, l'un des danseurs les plus beaux et les plus magnétiques qui soient, joue un peu de sa vie dans The Breathing Show, au Relais de Château Rouge à Annemasse, les 14 et 15 septembre.