1991: Die schwebenden Häuser.

«Ouh là là! Mon premier film en super-8. Mon cameraman le cache parce qu'il n'était pas très bon. Il s'agissait une histoire d'amour: un peintre sans succès tombait amoureux d'une femme qui pouvait l'aider. Ce qu'on pourrait appeler un film suisse typique!»

1993: Descartes Spiel.

«Il s'agit d'un court métrage sur la mort. C'était vraiment ma période «films suisses»: trois ans de boulot pour zéro spectateur! Non, je rigole. Il était très important pour moi de faire ce genre de films. Je devais apprendre à manier la caméra, à découper les séquences. C'était l'apprentissage. Des plans simples et une humeur un peu dépressive typique du cinéma suisse de la fin des années 80.»

1996: Nacht der Gaukler.

«Même humeur dépressive. J'avais adapté très librement Le Procès de Kafka. C'était un film très stylisé, en noir et blanc. Je voulais faire un film noir en Suisse.»

2000: Auf Herz und Nieren.

«L'idée, qui venait de moi, a été reprise par une compagnie allemande. Un échec total.»

2001: Spital in Angst(L'Hôpital en enfer).

«Ce téléfilm, qui a passé sur la TSR, racontait comment un hôpital de Berne est pris en otage par des terroristes qui demandent de l'argent aux banques. C'était ce qu'on appelle un action thriller. Malheureusement, la première était fixée deux mois après le 11 septembre. Si bien que la télévision allemande, coproductrice, a refusé de le diffuser en primetime. Elle l'a montré, un soir tard, en 2002.»

2002: Suite 705.

«Un court métrage, dernier round d'essai qui est visible sur le DVD de Spital in Angst.»

2005: Mein Name ist Eugen(Je m'appelle Eugen,sortie romande le 26 avril).

«J'ai commencé à travailler sur ce film en 2000. Je savais que j'aurais du plaisir à le réaliser. Un de mes amis m'avait conseillé de relire le livre. Je l'avais mis de côté depuis mon enfance. Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet a eu une influence déterminante. Visuellement, je lui dois beaucoup. Mais le contenu ne lui doit rien: en l'écrivant, j'ai surtout pensé à toute la partie consacrée à l'enfance des quatre garçons dans Il était une fois en Amérique de Sergio Leone.»