A Paris, mi-février, dans le Centre culturel canadien. L’Europe n’a pas encore plié sous le virus. David Chariandy a fait le voyage depuis Vancouver pour présenter Il est temps que je te dise. Lettre à ma fille sur le racisme, un texte où l’on retrouve sa voix, caractéristique, celle que l’on entend aussi dans ses romans: une façon de parler de l’intime, pudique, qui ne met pas à nu mais qui au contraire habille. David Chariandy rend lisible les parcours d’exils, les passés vécus en esclavage, les familles éclatées par les discriminations.