Carnet noir

Décès d’Erling Mandelmann

Le photographe lausannois d’origine danoise s'est éteint dimanche

Il y a dix ans, le quotidien 24 heures le qualifiait de «sémillant dinosaure du photoreportage en Suisse». Erling Mandelmann est décédé dimanche à l’âge de 82 ans. Né au Danemark en 1935, il s’était établi en Suisse après un séjour d’études à l’école de photographie de Vevey.En six décennies, le reporter a promené son appareil partout, laissant des archives impressionnantes au Musée historique de Lausanne. Il avait le regard aussi doux que le sourire et, pour cela sans doute, excellait dans l’art du portrait. De magnifiques images de Georges Simenon, Simone Veil, Claude François ou Raymond Aron sont à consulter sur son site internet.

Amateur d’architecture

Mais Erling Mandelmann savait aussi capter l’imprévisible, dans la rue notamment: jeux de gamins mutins ou grand-mère lorgnant les fesses très découvertes d’une plus jeune femme. Il affectionnait l’architecture et savait trouver les lignes et les plans qui fabriquent immédiatement une bonne photographie.

L’homme, qui effectua également de nombreux reportages à l’étranger pour le compte d’ONG, démarra sa carrière de photographe en couvrant l’Expo 64 pour une agence de presse zurichoise. Il collabora ensuite avec de nombreux titres de presse ainsi qu’avec les guides Berlitz. En mars 2016, Erling Mandelmann publiait Show me, un recueil de 80 portraits, de René Burri à Jean Villard-Gilles en passant par Gina, princesse de Liechtenstein (Editions Call me Edouard). Le bonheur des rencontres.

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