Grand nom du cinéma de genre coréen ayant commencé sa carrière quelques années avant Bong Joon-ho (Palme d’or 2019 pour Parasite), Park Chan-wook ne s’était encore jamais véritablement frotté au film policier, c’est-à-dire à une histoire ayant comme personnage central un inspecteur. C’est chose faite avec Decision to Leave, qui le voit retrouver la compétition cannoise six ans après Mademoiselle. Son onzième long métrage, loin de la violence de la trilogie de la vengeance qui l’a fait connaître entre 2002 et 2005 (Sympathy for Mister Vengeance, Old Boy – Grand Prix à Cannes – et Lady Vengeance), démarre lorsqu’un enquêteur de la police criminelle, Hae-joon, est appelé sur une scène d’accident – du moins a priori: un homme, fortuné vu la Rolex qu’il porte au poignet, est tombé d’une petite falaise qu’il était en train d’escalader.