Dédé d’Henri Christiné? Une opérette aujourd’hui oubliée, sauf pour quelques airs restés célèbres comme «Dans la vie faut pas s’en faire/Moi je ne m’en fais pas». Maurice Chevalier a popularisé cet air dès les années 1920; il incarnait le rôle de Robert Dauvergne à la création de l’œuvre, qui fit un tabac en novembre 1921, au Théâtre des Bouffes Parisiens. Cent ans après, l’Opéra de Lausanne remet au goût du jour cette histoire délicieusement frivole imprégnée de music-hall et d’influences américaines.

Plutôt que de s’en tenir à une mise en scène convenue, avec quelques pas de danse pour rythmer le récit, le jeune metteur en scène et chorégraphe français Jean-Philippe Guilois – qui signe ici sa première mise en scène lyrique – a choisi d’éclairer l’œuvre entière à la lueur de la danse. Même si la mécanique demande encore à être assouplie et huilée, le spectacle (vu lors de la première dimanche 6 juin) est une réussite dans le genre.