«En ce qui concerne l'auteur de ces lignes, il y eut un certain moment, en effet, où il se trouva pris d'une terrible, d'une effroyable aversion pour la plume, un moment où il en fut fatigué à un point que je peux à peine vous décrire, où il devenait tout stupide pour peu qu'il commence seulement à s'en servir, et pour se libérer de ce dégoût de la plume, il se mit à crayonner, à esquisser, à batifoler. Pour moi, à l'aide du crayon, je pouvais mieux jouer, composer; il me semblait que le plaisir d'écrire, alors, reprenait vie. […] et c'est en recopiant ce que j'avais écrit au crayon que j'ai pu réapprendre à écrire, comme un gosse.»

Robert Walser, lettre au rédacteur Max Rychner, 20 juin 1927