Pour une partie de la population, vivre à Genève est illégal. Ce sont ces personnes que Laurence Rasti a choisi de montrer à travers l’exposition Délits de séjours, ou quand le simple fait de déambuler dans les rues peut être source de stress, d’incertitudes, voire synonyme d’expulsion. Un travail compliqué, qui joue avec les paradoxes que crée le médium photographique, lui qui a tendance à mettre en lumière les sujets sur lesquels il braque son objectif. Laurence Rasti se sert de la pénombre, de l’éloignement, de l’évocation pour aborder frontalement cette thématique tout en préservant la part d’obscurité et d’anonymat que ceux et celles que l’on appelle «sans-papiers» doivent conserver par nécessité ou par survie.