Bande dessinée

Derib: «Je suis passionné par un métier passionnant»

Claude de Ribaupierre, alias Derib, est l’invité d’honneur du festival BDFIL, à Lausanne. Rencontre avec le dessinateur de «Yakari», créateur de «Buddy Longway», et autres figures de l’Ouest dans sa thébaïde de La Tour-de-Peilz

Rodolphe Töpffer a fondé la bande dessinée suisse. Ensuite, il y a eu Derib. Selon L’Histoire mondiale de la Bande dessinée (Pierre Horay, 1980), «On peut dater l’acte de naissance d’une véritable bande dessinée helvétique moderne de l’année 1964», quand Claude de Ribaupierre, 20 ans, débarque à Bruxelles, où il schtroumpfe dur au studio Peyo pour apprendre le métier.

Quand Derib a publié les aventures de Pythagore, scénarisées par Job, dans Le Crapaud à Lunettes, l’hebdomadaire édité par Pro Juventute, la terre romande a tremblé. Ainsi vivait à La Tour-de-Peilz un jeune artiste doté d’un trait aussi dynamique, aussi attractif que celui des grands maîtres de Spirou et Tintin. Démontrant magistralement que les Suisses n’étaient pas manchots en guise de petits Mickey, le réformateur a ouvert une brèche dans laquelle se sont engouffrés Cosey, bien sûr, puis Ceppi, Ab’Aigre, Poussin, Aloys, Zep, Wazem, Peeters, Bertschy, Tirabosco…

Témoin privilégié des grandes heures de la bande dessinée belgo-française, ami de Franquin, de Peyo, de Roba, de Jijé et autres titans du 9e art, Derib a créé une œuvre dont la quantité le dispute à la qualité et à la diversité, couvrant les registres humoristiques (Yakari), semi-réaliste (Go West) et réaliste (Buddy Longway, Jo…).

Outre leur graphisme impressionnant, ses bandes dessinées se distinguent par leur humanisme, leur défense des valeurs fraternelles, ainsi que par leur amour de la nature et des animaux («Dans tous mes albums, il y a un animal. Je suis quasiment un dessinateur animalier», s’amuse-t-il). Passionné par la culture amérindienne, le dessinateur a inscrit une bonne partie de son œuvre dans les plaines de la jeune Amérique avec ses récits de trappeurs (Buddy Longway) ou de medicine men (Celui qui est né deux fois, Red Road). Il a aussi signé une série de projets pédagogiques, comme Jo, qui a secoué l’opinion publique.

Derib vit dans les hauts de la Tour-de-Peilz, dans une enclave verdoyante du Far-West en terre vaudoise. Des vaches et des chevaux paissent alentour. L’atelier où il a conçu et réalisé quelque 90 albums est à l’étage. Au rez-de-chaussée, il a installé AS’Créations, la société de gestion et d’édition qu’il a créée avec son fils Arnaud. Le fondateur de la bande dessinée suisse moderne n’a plus vingt ans, mais son enthousiasme reste inaltéré quand il parle du dessin et de la vie.


Le Temps: Invité d’honneur de BDFIL, que ressentez-vous en préparant l’exposition qui retrace plus de cinquante ans de carrière?

Derib: Je ne regarde pas le passé, je regarde l’avenir. Mais je me rends compte du chemin parcouru. Quand je suis parti en Belgique, je n’aurais jamais imaginé qu’un jour j’aurais un palmarès comme ça. Bientôt 90 albums… Ma passion pour la bande dessinée est intacte. J’ai deux albums sur le feu, une biographie de Ferdinand Hodler et un récit sur la Patrouille des glaciers, et au moins cinq projets.

– Vous retrouvez des œuvres oubliées…

– Oui. Certaines complètement oubliées. D’autres, comme Celui qui né deux fois et Red Road, je ne suis pas sûr que je pourrais les refaire aussi bien. Elles sont l’expression de ma passion pour les Indiens et d’une période extrêmement forte par rapport aux rencontres que j’ai eues avec eux.

– Vous placez Red Road au sommet de votre œuvre?

– Il n’y a rien au sommet. Je ne peux pas dire que je ne suis pas fier de Yakari. Jo a marqué une génération, Buddy Longway aussi. Et plus récemment Tu seras reine et Le galop du silence ont eu un impact positif sur des régions, le Valais et le Jura, en parlant de métiers qui leur tiennent à cœur. Je ne renie rien. Je suis techniquement capable de faire des choses que je n’arrivais pas à faire quand j’avais 22 ans. Mais la passion compensait le manque de technique et d’expérience. En revanche, je n’aurais pas pu faire mes propres scénarios dès le départ. Il y avait trop de tension déjà sur le dessin. Le scénario est venu avec Buddy. Un début de maîtrise de technique a libéré l’auteur.

– Vous n’éprouvez donc aucun regret…

– Je suis passionné par un métier passionnant. Et j’ai la chance immense d’être tombé sur Dominique, mon épouse, dessinatrice et aquarelliste, qui fait depuis trente-cinq les couleurs pour Yakari. On se complète, on s’aide mutuellement. Je travaille aussi avec mon fils, Arnaud, c’est super. Je suis un privilégié. Quand on me demande «Qui auriez-vous aimé être à la place de Derib?», je réponds «Derib».

– Travailler en famille, c’est important?

– Ça s’est fait tout seul. J’avais besoin de mon âme sœur. C’est pour ça que j’ai créé Buddy, et j’ai rencontré Dominique. La famille est venue naturellement. Maintenant, je préfère naturellement travailler avec Arnaud. On aimerait partager ça avec nos filles qui sont aux Etats-Unis. C’est plus difficile vu la distance.

– Vous n’êtes toujours pas allé en Amérique?

– Non. Mais il n’est pas exclu que j’y aille un jour. J’ai lu L’hiver du fer sacré, de Joseph Marshall III, un Sioux du sud Dakota. Ce roman, j’étais furieux de ne pas l’avoir écrit moi-même. Je pourrais l’adapter demain. On a pris contact avec l’auteur, on lui a fait voir des planches de Celui qui est né deux fois. Il est d’accord que je l’illustre. Là, j’irais sur place, pour ne pas trahir les décors. Mais le temps passe vite et là j’ai déjà deux projets pour 2018…

– Y a-t-il une première image dans votre vie?

– J’avais 3 ans, je courais en pagne dans le gazon en jouant aux Indiens. Ce n’est pas un souvenir, c’est ce que m’ont raconté mes parents lorsque j’ai voulu dessiner des Indiens. Ma passion viendrait de ma plus tendre enfance. Sinon, je garde le souvenir de mes premiers essais de dessin. Le manque de technique me paralysait. Je n’arrivais qu’à copier. Lorsque je voulais faire quelque chose de libre, ça ne ressemblait à rien. Mon père me disait: «On ne voit pas ce que c’est. Apprends à dessiner»… Donc, vers 6-7 ans, j’ai dessiné toute l’anatomie du corps humain. Et à 13 ans j’ai commencé à faire de la BD. J’ai copié des cases de Franquin, de Jijé, d’Hergé, d’Uderzo… J’ai fait une centaine de planches dans tous les styles, tous les genres.

– Votre père, le peintre François de Ribaupierre, vous a-t-il aidé?

– Il m’a aidé dans la rigueur du dessin. La BD, il n’en lisait pas, ça ne l’intéressait pas. Ma mère en lisait, elle nous a abonnés, mes frères et moi, à Spirou et Tintin. Dès l’âge de 10 ans, mes deux auteurs préférés étaient Franquin et Jijé. Aujourd’hui encore, ils restent mes maîtres: quand on est touché par quelqu’un à cet âge-là, c’est pour la vie. Mes parents étaient très ouverts, ma mère m’a poussé à faire mes propres scénarios. Elle m’a fait lire beaucoup de romans.

– Passer à la bande dessinée marquait une cassure avec la peinture?

Mon père espérait que je deviendrais peintre. Je me souviens d’avoir suivi un cours avec lui. On avait pour modèle une tête en plâtre. Au bout d’une heure j’en avais ras le bol. Je me suis mis à faire de l’aquarelle d’après des photos dans les journaux. Je les lui montrais, mais il n’y avait pas de contact entre maître et élève. Il me disait toujours «C’est pas mal, mais il y a encore beaucoup de choses à faire»… Ce qui n’était pas faux. Par rapport à Peyo, Franquin et Jijé, c’était gentil…

– Vous avez été à rude école auprès de Peyo?

– Peyo m’a engagé pour faire du Peyo. J’ai dû m’adapter, et cela ne se fait pas en quinze jours. Pendant trois mois, j’ai dessiné des lignes de feuilles, des lignes d’herbe dans le style de Peyo. Il estimait que je n’étais pas capable d’écrire les textes. C’est Gos (Le Scrameustache) qui s’en chargeait. Moi je faisais les décors au crayon, je silhouettais les personnages et, dans Le Schtroumpfissime, j’ai créé le palais du Schtroumpfissime. J’ai pris mon pied. Peyo était extrêmement dur, mais il avait raison.

– Peyo a été votre maître?

– Non, c’était Franquin et Jijé. Ils jugeaient mes dessins, tandis que Peyo jugeait mon travail. Il voulait que ce soit du Peyo. Le plus dur, c’était Jijé. Il prenait ton dessin, il disait «Ah oui pas, mal», puis corrigeait le tout avec un gros feutre et tu rampais sous le tapis pour sortir de chez lui. Ils ne m’ont jamais rejeté, jamais dit que je n’étais pas capable. Mais il a fallu attendre Buddy Longway pour qu’ils reconnaissent les qualités de mon dessin. André Franquin m’a téléphoné: «Ecoute, on aime beaucoup Buddy, est-ce que tu serais d’accord de participer au Trombone illustré?» (le supplément punk encarté dans Spirou en 1977, ndr.)

– Dégager son propre style après avoir schtroumpfé des années durant, c’est difficile?

– Ça a été long. Il a fallu un ou deux Attila. Les gamins dans Pythagore ont de grandes oreilles de schtroumpfs. Pythagore a permis une libération, parce qu’à l’époque les bandes dessinées devaient être dans le style du journal qui les publiait. Tintin et Spirou ont refusé Yakari parce qu’il n’avait pas été créé pour eux. On était totalement libres avec Job, puisqu’il était le rédacteur en chef du Crapaud à Lunettes, puis de Yakari. Si j’étais resté à Bruxelles, je n’aurais peut-être jamais eu cette liberté. Dans ce métier, il faut trouver sa propre manière de s’exprimer. Beaucoup de dessinateurs font du sous-Franquin ou du sous-Peyo. C’était donc une chance d’être en Suisse.

– La première bande dessinée que vous ayez faite s’intitulait Plume blanche. C’est cette plume indienne qu’on retrouve sur l’affiche de BDFIL?

– A 14 ans, j’ai dessiné Plume blanche, l’histoire d’un Indien et d’un petit ours, dans un dessin réaliste piqué à Jijé. Inconsciemment, je n’étais pas très loin de Yakari, déjà les grands espaces, les animaux et les Indiens. Le plume est un symbole. J’ai signé une autre affiche avec tous mes personnages. La magie de la BD, c’est que tout est possible. Franquin le disait: «Tu mets une page de Johan et Pirlouit au mur, à huit mètres, tu peux la lire. Une page de Gaston Lagaffe, tu ne vois plus rien du tout». Peyo et Franquin, ce sont deux manières d’aborder la BD, totalement complémentaires. Et on a autant de plaisir à lire Johan que Gaston.

– A propos de plume, c’est votre outil préféré pour dessiner?

– J’ai tout utilisé. La plume, le pinceau et maintenant des feutres japonais. Tout s’est dégradé. L’encre de Chine est dégueulasse. Les becs de plume, ce n’est plus ça. Le papier peluche. Les fabricants ont arrêté de produire le papier Schoeller qu’utilisaient les dessinateurs de BD. Ce n’était plus rentable… Beaucoup de dessinateurs travaillent sur ordinateur. Mais il n’y a plus d’originaux. C’est un autre métier, moi je ne pourrais pas. La BD n’est plus ce qu’elle était – ce n’est pas une critique, c’est un fait. Les deux tiers de ce qui paraît aujourd’hui n’auraient pas pu paraître il y a cinquante ans. Parce que la discipline qu’imposaient les éditeurs n’a plus cours. Je ne dis pas qu’ils avaient raison.

– Vous avez la particularité de changer de style, de passer du trait humoristique de Yakari à un trait réaliste de Red Road. C’est un exercice difficile?

– En un quart d’heure je m’adapte. Ce sont des écritures différentes. Spirou, Johan & Pirlouit, Yakari, c’est l’école de Marcinelle. Tandis que le réalisme se base sur Jijé et d’autres dessinateurs, comme Paul Cuvelier. Je travaille beaucoup avec des photos pour ce genre d’histoires. C’est un plaisir d’être de plus en plus présent face à une réalité. Ce que j’aime moins dessiner, c’est les voitures et les villes. Ce n’est pas ma tasse de thé. Par contre des chevaux qui galopent dans un pré, oui, avec plaisir…

– Giraud, le dessinateur de Blueberry, disait que toutes les six pages il devait reprendre sa documentation, car ses chevaux avaient tendance à s’allonger…

– Ha ha ha… Les chevaux j’en ai eu pendant trente ans, je n’ai pas de problèmes graphiques avec eux. Dans Tu seras reine, j’ai eu des soucis avec les vaches. Je dessinais les bêtes d’Hérens comme des chevaux. Elles étaient trop carrées. J’ai besoin de références. Le cheval, je l’ai dans l’œil. Je peux le dessiner sans modèle.

– André Jobin, qui signe les scénarios de Yakari depuis 1967, a passé la main pour le prochain album?

– Oui. André approche les 90 ans et, après plus de 45 ans d’amitié et de collaboration, il est un peu fatigué. Le Lombard a proposé comme nouveau scénariste Joris Chamblain, qui cartonne en France avec Les Carnets de Cerise. Jobin a accepté. J’avais encore envie de dessiner Yakari. Joris s’est adapté à ce que je voulais. J’ai dirigé l’album comme je la faisais avec Job. Et j’aime beaucoup Le Jour du silence, qui sort en octobre.

– Comment trompez-vous la solitude du dessinateur devant sa planche à dessin?

– J’ai la TV qui marche en permanence. Je regarde beaucoup de séries américaines tout en dessinant. J’essaye de deviner qui est le coupable. Il y a une mécanique indépendante du graphisme qui travaille. On peut regarder en écoutant… Je suis fou de tennis. Je regarde tout ce qui est retransmis… C’est une présence permanente.

– Vous fréquentez vos collègues?

– Il y a vingt ans, on se voyait très régulièrement, avec Dany, Hermann… J’allais en Belgique, ils venaient en Suisse. On avait le temps de se voir. Maintenant, plus personne n’a le temps. Chacun est préoccupé de gagner sa vie. Ça prend beaucoup de temps et, comme disait Giraud, plus on vieillit plus on dessine lentement. Oui… J’arrivais à faire cinq ou six pages de Yakari par semaine il y a trente-cinq ans. Maintenant je n’y arriverais plus. On a aussi le besoin de ralentir le rythme.

– Hormis Cosey, vous n’avez pas eu de disciple?

– Non. Mais Bernard n’est pas un disciple. Il a découvert dans un article qu’il y avait un dessinateur en Suisse romande. Comme il voulait faire de la BD il est venu me voir. On est tout de suite devenus copains, voire amis, frères en BD. On a travaillé sept ans l’un à côté de l’autre. Il m’a regardé dessiner, je corrigeais différentes petites choses dans les premiers Jonathan – des chevaux… et lui faisait les couleurs de Go West. Chacun a créé sa propre liberté.

– Avec Jo ou Pour toi Sandra, vous avez signé plusieurs albums réalistes abordant des problèmes de société comme le sida ou la prostitution. Quelle est la place de ces récits pédagogiques dans votre œuvre?

– Quand on m’a proposé de faire une bande dessinée sur la drogue, je n’en voyais pas l’intérêt. Puis, j’ai rencontré des sidéens, des parents qui avaient perdu leur enfant. Je me suis rendu compte de la nécessité de faire de la prévention auprès des adolescents. Une BD m’a bouleversé quand j’étais jeune, c’est Don Bosco, de Jijé. L’histoire d’un prêtre conscient des problèmes des jeunes en Italie. Sans ce livre, je n’aurais pas eu le courage de me lancer. Jo m’a aidé graphiquement, m’a obligé à être à la hauteur, à progresser. Et m’a amené, vingt ans plus tard, à faire Tu seras reine et Le Galop du silence. J’en avais un peu marre d’être dans le glauque de la vie. J’ai eu besoin de me retremper dans la nature avec des animaux.

– Ces albums réalistes s’apparentent à une démarche journalistique?

– Ils sont entre le reportage et la fiction. Je prends des gens qui existent pour leur faire jouer des rôles de composition. Ça crédibilise les personnages. Pour Tu seras reine, les six communes du Val d’Hérens ont financé la réalisation du livre et on a partagé les bénéfices des ventes. Je me suis rendu compte que je pouvais faire une BD tirée à 20 000 exemplaires en dehors d’un grand éditeur et gagner autant si ce n’est plus. Je reprends ces personnages pour La Patrouille des glaciers.


BDFIL. Lausanne. Du 15 au 22 septembre, www.bdfil.ch

En exclusivité pour BDFIL, Derib propose deux albums de luxe en grand Format: Yakari, Le Jour du silence, en noir et blanc, et Le Galop du silence-les crayonnés (AS’Créations).

Yakari 39 – Le jour du silence, dessin de Derib, scénario de Joris Chamblain, au Lombard sort le 14 octobre.


Biographie

1944 Naissance de Claude de Ribaupierre, le 8 août, à La Tour-de-Peilz.

1963 Part à Bruxelles. Peyo, auteur des Schtroumpfs, l’engage dans son studio. Collabore à un album: Le Schtroumpfissime.

1966 Arnaud de Casteloup, une série médiévale réaliste, sur un scénario de Jadoul, dans Spirou. Revient en Suisse.

1967 Dans Spirou, les aventures d’Attila, le chien qui parle des services secrets suisses, sur un scénario de Rosy. En Suisse, les aventures de Pythagore, le hibou fort en maths, dans Le Crapaud à Lunettes, sur un scénario de Job.

1969 En compagnie de Job, crée Yakari le petit Indien qui parle le langage des animaux, 38 albums déjà parus.

1971 Go West, dans Tintin, sur un scénario de Greg.

1972 Buddy Longway, l’histoire d’un trappeur dans le Nord-ouest américain.20 albums parus.

1981 Celui qui est né deux fois, l’histoire de Pluie d’Orage, une jeune Sioux qui devient medicine man.

1988 Red Road. Dans la réserve de Pine Ridge, Dakota du sud, gangrenée par la précarité et l’alcool, Amos va suivre les traces de son ancêtre Pluie d’Orage.

1991 Jo, un album pédagogique conçu pour sensibiliser la jeunesse aux problèmes de la drogue et du sida connaît un accueil triomphal.

1996 Pour toi Sandra, consacré à la prostitution.

2000 No Limits, sur la violence des jeunes.

2012 Tu seras reine, une évocation des vaches du val d’Hérens.

2014 L’Aventure d’un crayon, art book réalisé avec Arnaud.

2015 Le Galop du Silence, situé dans les milieux équestres du Jura.

2016 Invité d’honneur du festival BDFIL. Le Grand silence, 39e album de Yakari, sur un scénario de Joris Chamblain.

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