Deux poèmes lisboètes

Le Château, blasé, veille

sur le repos des morts

d'hier ou de demain

et la pluie qui lave le pavé

chasse fantasmes et fantômes.

Lisbonne sans caravelle.

***

De la ville et des ventres

la saveur,

mi-figue, mi-défaite.

On ne part jamais, on s'en va

[quelquefois.

Ces deux poèmes sont extraits du recueil Un qui aboie, paru récemment dans la collection Clepsydre des Editions de la Différence: dans cette maison qu'il a fondée en 1976, l'éditeur Joaquim Vital a fait paraître mille et un ouvrages dans le domaine des arts plastiques, de la philosophie, de la littérature et, bien sûr, de la poésie.