piano

Diabelli Variations de Beethoven, par Piotr Anderszewski

Peut-être la vision la plus absolue qu’on ait jamais saisi des Diabelli. Là où un Stephen Kovacevich attise l’urgence, creuse l’expression, Piotr Anderszewski stabilise les tempos pour maintenir la tension d’un extrême à l’autre de l’arche beethovénienne. Il y a une vérité quasi hypnotique dans cette faculté de tailler le rythme dans la masse, dans ce rapport symbiotique entre l’horizon temporel et la verticalité sonore. C’est que le pianiste polono-hongrois a pris le temps de s’imprégner de l’œuvre; au concours de Leeds de 1990, il sidérait déjà l’assistance du haut de ses 21 ans, mais quittait la scène, insatisfait, en plein milieu d’autres variations, miniatures celles-ci, l’Opus 27 de Webern.

Peut-être la vision la plus absolue qu’on ait jamais saisi des Diabelli. Là où un Stephen Kovacevich attise l’urgence, creuse l’expression, Piotr Anderszewski stabilise les tempi pour maintenir la tension d’un extrême à l’autre de l’arche beethovénienne. Il y a une vérité quasi hypnotique dans cette faculté de tailler le rythme dans la masse, dans ce rapport symbiotique entre l’horizon temporel et la verticalité sonore. C’est que le pianiste polono-hongrois a pris le temps de s’imprégner de l’œuvre; au concours de Leeds de 1990, il sidérait déjà l’assistance du haut de ses 21 ans, mais quittait la scène, insatisfait, en plein milieu d’autres variations, miniatures celles-ci, l’ opus 27 de Webern.

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