«Si j'étais très vaniteux, je penserais que malgré tout j'apportais quelque chose qui manque maintenant au cinéma, mais ce serait une erreur, parce que c'est très bien comme c'est; et il n'y a pas besoin de remplacer, et même s'il y avait besoin de remplacer, aujourd'hui on remplace facilement n'importe qui par n'importe qui.»

«Les réalisateurs, connus ou inconnus, n'ont qu'une hâte: se mettre dans le carcan parce qu'il les sauve. Ils peuvent faire quelque chose qui tient debout beaucoup plus facilement qu'en agissant comme moi qui dis: «On va bien voir ce qui va se passer.» Ça ne veut pas dire que je fais n'importe quoi, mais je préfère suivre la nature, si l'on peut dire, plutôt que les règles et les théories.»

«Tout le monde peut faire un film, mais il n'y en a pas beaucoup qui peuvent faire un film où Gabin danse comme à la fin de «La Bête humaine».»

«Dire noir sur blanc ce qu'a été ma vie, ce que j'ai fait et pas fait depuis que j'ai essayé de tourner des films, c'est inimaginable. Il y a la haine, la vraie haine, la haine des gens qui m'ont systématiquement empêché de tourner. Je ne rêve pas: il y a des dizaines de témoins.»

Propos de Pialat tirés des Cahiers du cinéma, octobre 2000.