Son prix agressif sentait l’action de lancement, et ne laissait guère de doute. Ce mardi, Disney a annoncé une hausse du tarif de son abonnement pour la Suisse, l’Allemagne et l’Autriche – à l’instar, notamment, de la France – dès le 23 février. Le flux vidéo passera de 9,90 à 12,90 francs, ou 129 francs en s’engageant pour une année.

Lancé dans les premières heures du semi-confinement, le 24 mars 2020, le service du géant audiovisuel se rapproche ainsi du prix de Netflix. Pour le justifier, il fait valoir un trésor: les fonds de Disney TV (les productions d’ABC) ainsi que ceux de 20th Century, FX et Searchlight, la division des films indépendants de Fox, récemment achetés. Dès mardi prochain, en activant «Star», les encore confinées et confinés auront accès à une multitude de films et séries. «Star» se présente comme un nouveau canal, à l'image de Pixar, National Geographic, etc.

Lire aussi: La guerre des séries en ligne commence

Des centaines de films et séries

La masse aura de quoi impressionner. Au moins un temps. Des films tels que Titanic, La Ligne rouge, Pretty Woman, le Rocky Horror Picture Show, les Kingsman, les collections La Planète des singes ou Alien, La Malédiction et ses suites, les œuvres de Wes Anderson, le biopic Hitchcock

Dans leur présentation, les responsables du groupe pour les pays germaniques ont surtout mis l’accent sur les séries – peu étonnant, puisque celles-ci ont la mission de fidéliser les abonnés. Il y en aura 230, soit 13 000 épisodes. De quoi plonger dans, entre autres, les intégrales de Grey’s Anatomy, Desperate Housewives, Lost, Sons of Anarchy, The Walking Dead, Atlanta, The X-Files, 24 heures chrono ou Scandal

Lire aussi: Disney, une galaxie lancée contre Netflix

Netflix dans le viseur

Pour Netflix, l’offensive se révèle dangereuse. Les fonds acquis par Disney, notamment au travers de l’achat du catalogue de Fox, sont d’une ampleur volumineuse. Le premier panier de Star ne représente que le début d’une mise en ligne aussi considérable que vigoureuse sur le plan commercial. Or, dans l’offre des divers sites de streaming, le fonds constitue le premier argument de fidélisation. Même chez Netflix et ses prestigieuses séries, les productions les plus consommées restent celles du patrimoine. Avec sa nouvelle offre, Disney ouvre cette fois vraiment la guerre de la vidéo en ligne.