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Disney, une galaxie lancée contre Netflix

Le géant du divertissement lance ce mardi aux Etats-Unis son service de vidéo en ligne. En ayant dans son catalogue ses propres fonds ainsi que ceux de Fox, de Marvel et de Lucasfilm («Star Wars»), le groupe attaque le leader du secteur avec une force de frappe autrement plus puissante qu’Apple

Petite comparaison. Nestlé réalise un chiffre d’affaires annuel de quelque 91 milliards de francs et emploie plus de 300 000 personnes. Cette année, la Confédération (l’Etat fédéral, pas les cantons et communes) devrait afficher des recettes de 74 milliards de francs. La Walt Disney Company fait 69 milliards de francs de chiffre d’affaires pour 200 000 employés, avec un résultat net bien plus élevé, en proportion, que celui de Nestlé ou des réguliers excédents de recettes de la Confédération. Pour l’année fiscale américaine 2019, Disney a fait bondir son chiffre d’affaires de 17%.

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Des jeans, des croisières et des séries

La palette de Disney va des films à base de souris et de princesses à des jeans, en passant par des TV, des croisières – très lucratives – et les fameux parcs de loisirs. La galaxie Disney semble insondable tant elle compte de subdivisions et d’activités. On la résume cependant à grands traits en rappelant qu’elle comprend, en incluant les dernières acquisitions, le réseau TV ABC, les dessins animés Pixar, les licences Marvel et Lucasfilm ainsi que, achat récent et massif, le fond de Fox, pour 71 milliards de dollars.

De Mickey à Bob’s Burgers, avec Toy Story, Star Wars ou 9-1-1, c’est un mastodonte qui déboule, ce mardi, dans l’arène de la vidéo en ligne. La multinationale lance Disney +, d’abord dans son pré carré américain. En Europe, ce sera au printemps. Pas de date annoncée pour la Suisse – sans doute décalée en raison des contraintes du territoire plurilingue – mais la France, entre autres, est fixée: ce sera le 31 mars.

Pour le lancement, «The Mandalorian»

Pour marquer le coup, Disney lance la première série en prises de vues réelles de Star Wars: The Mandalorian. Ainsi qu’une nouvelle version, là aussi en filmage réel et même avec de vrais chiens, de La Belle et le Clochard.

La veine Lucasfilm et le patrimoine, le ton est donné. Face à Netflix, le groupe des Avengers représente un tank lancé à l’assaut d’une citadelle qui frémit. Avec son catalogue, à commencer par les Simpson dont les 30 ans vont être bientôt archi-médiatisés, Disney va permettre de mesurer le poids du patrimoine dans la course aux abonnements des services en ligne.


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