Les disparus:

Trois maîtres de la photographie ont rejoint l'invisible: Henri Cartier-Bresson (lundi 2 août, à 95 ans), Richard Avedon (jeudi 30 septembre, à 81 ans) et Helmut Newton (vendredi 23 janvier, à 84 ans). Le premier s'est imposé par des compositions rigoureuses en noir et blanc, les deux autres se sont fait connaître notamment par leurs photos de mode. Tandis que trois plasticiens nord-américains se sont effacés: Leon Golub (dimanche 8 août, à 82 ans), pionnier de la figuration expressionniste, Agnès Martin (jeudi 16 décembre, à 92 ans), peintre minimaliste aux tonalités douces, et Tom Wesselmann (vendredi 17 décembre, à 73 ans), figure du pop art.

A surveiller:

Maurizio Cattelan. Car une œuvre (Elephant) de cet Italien de 44 ans a été vendue pour 2 751 500 dollars, en novembre, par Christie's à New York. C'est l'artiste qui a représenté le pape écrasé par une météorite.

Jeremy Deller. Ce Londonien de 38 ans vient de décrocher le très convoité Turner Prize. Avec un film «Memory Bucket» et différents objets qui évoquent les multiples façons de rendre hommage aux morts et aux vivants.

Carole Benzaken. Grenobloise de naissance, cette artiste de 40 ans a reçu le Prix Marcel Duchamp 2004. Son actuelle exposition au Centre Beaubourg entrecroise les activités humaines, urbaines et campagnardes, en associant vidéos, peintures et dessins.

Et encore:

Le pseudo scandale: l'exposition de Thomas Hirschhorn au Centre culturel suisse de Paris. On peut s'en offusquer. Mais elle a au moins l'avantage de montrer que l'art n'est plus forcément le présentoir du beau. La rengaine: «J'peux en faire autant», clamé bien haut par un agacé des expos du genre ci-dessus. Or, c'est là que tout commence. Comment va-t-il faire pour se distinguer? Le vrai scandale: la négligence du Musée Munch, à Oslo, qui se fait piquer deux toiles en une minute à peine (dimanche 22 août). Dont Le Cri, véritable icône de la modernité, du peintre norvégien Edvard Munch.