Une noirceur dans la voix. Celle qui sied le mieux aux prises de risque sur une scène. Entendre Baaba Maal dans l'instant figé, c'est révéler tout ensemble la largeur sereine d'un timbre, une clarté des arrangements et un génie de la composition. Dans cette musique, tout s'emboîte parfaitement. Un orchestre de dix-sept musiciens. Le guitariste Ernest Ranglin, venu pour un morceau, semble surpris d'une telle harmonie. Un live beau comme ces moments furtifs qui restent imprimés dans la mémoire. A. R.

Baaba Maal, Live at the Royal Festival Hall (Palm Pictures 2014/COD)