Dans une soirée blues du dernier Montreux Jazz Festival, il avait débarqué avec la discrétion d'un éléphant dans un champ de coton. Corey Harris, avec son allure de rastaman enfumé, invente une musique sudiste à base de textes drôlissimes, de guitare et d'une percussion peu gracile, dérivée du doum-doum africain. Mix fascinant entre ragtime, musique cajun, blues du terroir, l'album de Harris laisse à sa suite un constat rafraîchissant. Il y a probablement une vie après B.B. King. A. R.

Corey Harris, Greens from the Garden (Alligator 4864/Phonag)