Le concerto, plutôt que la symphonie

Comme toujours chez Philip Glass, il ne faut pas attendre un renouveau de la substance musicale à chaque mesure. On s'installe dans des figures répétées à satiété, et il faut beaucoup de temps pour qu'elles se mettent à changer. La Symphonie N° 2 est aussi sentimentale et pauvre d'invention que la musique de Titanic… Rythmiquement plus riche, gonflé dans ses mouvements rapides d'une énergie qui finit par être communicative, le Concerto pour quatuor de saxophones et orchestre fait le prix de ce disque, qu'il n'est pas besoin d'écouter la tête dans les mains.

Philip Glass, dirigé par Dennis Russell Davies, avec le Rasher Saxophone Quartet (Nonesuch/Warner)